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Eco-quartier de Croisamus à Quéven (Morbihan).

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Les îlots de l’éco-quartier de Croisamus à Queven, positionnés en limite du vallon, constituent l’une des principales façades,
mais aussi la “vitrine” du quartier, interface entre le paysage agricole et le paysage urbanisé du centre bourg.

Maître d'ouvrage Armorique Habitat Mission d'architecte de base Aménageur Cap Lorient Surface 3 500 m² SDP Coût estimatif 1 852 000 € HT Chantier
2013/2016
CONCOURS PROJET LAURÉAT

La topographie très accentuée des parcelles permet par un
étagement astucieux des constructions et d'offrir à chacun des
logements un regard sur la campagne.
Les îlots 2 de la 1ère tranche présentent un enjeu important pour le
projet de l'éco-quartier de Croisamus à Quéven et une opportunité
pour réaliser une opération exemplaire conjuguant densité et qualité
d'usage, mai aussi une mixité sociale à travers une offre diversifiée de
logements (surface moyenne 65 m²) : locatif social (30%), accession
aidée à la propriété (20%) et accession libre (50%).
La logique du lot libre ne prédomine plus ici. Le projet vise la mixité
des typologies autour du thème du logement "individualisé",
réintégration de la maison individuelle, du plus imbriqué au lot libre.
Les contraintes de l'îlot imposent une cohérence de réalisation et de
conception conjointe et globale de l'ensemble. Chaque logement est
différencié dans sa composition, sa volumétrie, son rapport à l'autre,
son patio ou son jardin, toujours dans une logique de densité, mais de
préservation de l'intimité.
L'architecture sert de révélateur du lieu, du paysage, de la pente.
Toutes les limites de l'îlot sont construites pour assurer les soutène-
ments et la continuité des liaisons piétonnes. Le travail des angles est
particulièrement soigné et les limites sont pensées comme le prolon-
gement des constructions. Une attention très particulière est portée
sur le stationnement, de telle sorte que la voiture disparaisse visuelle-
ment de l'îlot ; mutualisé par ensemble, il est accessible directement à
niveau depuis l'espace public ; aucune nouvelle voirie n'est réalisée.
L'interprétation et la réécriture des constructions rurales est ici la règle
architecturale pour offrir une réponse contextuelle contemporaine à
la question de vivre ensemble à la campagne.
En prolongement du bâti, les espaces extérieurs "domestiqués et jar-
dinés" dans la continuité du paysage, sont traités comme la continuité
et la valorisation de la trame naturelle du bocage.